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VOYAGE
L’AMERIOUE MÉRIDIONALE
(Le Brésil, Ja République orientale de l’Uruguay, la République Argentine ; la Patagonie, la
République du Chili, la République de Bolivia; la République du Pérou).
Telephone :— PES BRITISH MUSEUM (NATURAL HISTORY),
KENSINGTON 6323.
Telegrams:— CROMWELL Roap,
NATHISMUS, SOUTHKENS, LONDON.
LoxpoN, S.W.7.
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dated 1933
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VOYAGE
DANS
L'ANÉRIQUE MÉRIDIONALE
(LE BRÉSIL, LA RÉPUBLIQUE ORIENTALE DE L’URUGUAY, LA RÉPUBLIQUE
ARGENTINE, LA PATAGONIE, LA RÉPUBLIQUE DU CHILI, LA RÉPUBLIQUE DE BOLIVIA,
LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU),
EXÉCUTÉ PENDANT LES ANNÉES 1826, 1827, 1828, 1829, 1830, 1831, 1832 ET 1833,
PAR
ALGIDE D'ORBIENY,
DOCTEUR ËS SCIENCES NATURELLES DE LA FACULTÉ DE PARIS; CHEVALIER DE L'ORDRE ROYAL DE LA LÉGION D'HONNEUR ,
DE L'ORDRE DE S. WLADIMIR DE RUSSIE; DE LA COURONNE DE FER D'AUTRICHE3; OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEUR
BOLIVIENNE; MEMBRE DES SOCIÉTÉS PHILOMATHIQUE, DE GÉOLOGIE, DE GÉOGRAPHIE ET D'ETHNOLOGIE DE PARIS; MEMBRE
HONORAIRE DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE LONDRES; MEMBRE DES ACADÉMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES DE TURIN, DE
MADRID ; DE MOSCOU ; DE PHILADELPHIE ; DE RATISBONNE ; DE MONTEVIDEO ; DE BORDEAUX ; DE NORMANDIE ; DE LA ROCHELLE,
DE SAINTES , DE BLOIS , ETC.; AUTEUR DE LA : PALÉONTOLOGIE FRANÇAISE, ETC.
Currage de au 2279
et publié sous Les auspices de SM. Le Sinistre De L’Instruction publique
(commencé sous le ministère de M. Guizor).
CE
TOME CINQUIÈME.
4° Parrie : ZOOPHYTES.
DÈE————
PA R IlS ,
CHEZ P. BERTRAND, ÉDITEUR,
Libraire de la Société géologique de France,
RUE SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS, 65.
STRASBOURG,
CHEZ V® LEVRAULT, rue pes sur, ‘33.
1839 er A8ÂG.
. . ?- 26 F
À S4T)
22,h- 50# : r ? €
Hastimgs : Oùs r. Rep: v
Nat,
113,5 O10S8 117)
FER d, 46-43 (4842)
LOMME L oCI1iELO, l'O MIEL MI OEM 22 2 00217 257 6
Le NET a HA © RS 16 ie VS T9 220 221 22,29 Plan LS n26
LOUPHYTEN.
PAR
ALCIDE D’ORBIGNY.
1839 ET 1846.
LOMME oC1iELO, OR ALES 202 2227 2 STE PSE 26
LOMME oCI1iELO;, LG AI ERA O 2 CRIS ST AN 252176
VOYAGE
DANS
L’AMÉRIQUE MÉRIDIONALE.
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ZOOPHYTES.
1% Divisiox. BRYOZOAIRES, Ehrenb.
Fame Des CELLARIDÆ. Zoo-
phytes.
Gexre CRISIA, Lamouroux. 2
N° 1. CRISIA PATAGONICA, d'Orb., 1839.
PI. I, fig. 1-3.
C. ramis articulatis, elongatis, complanatis, infernè conwexis; cellulis alternis,
tubulosis.
Voisine du Crisia eburnea, cette espèce s’en distingue par ses rameaux bien plus
larges, plus longs entre chaque articulation; par les cellules plus nombreuses et moins
saillantes; enfin, par les vésicules pyriformes, accolées deux par deux et faisant partie
des cellules, c’est-à-dire composées de cellules déformées, fixées à leur place ordinaire.
Nous l’avons recueillie à l’Ensenada de Ros, au sud du Rio Negro, sur la côte de
Patagonie.
PI. 1, fig. 1. Un rameau grossi, vu en dessus. Fig. 2. Le même, vu en dessous.
Fig. 3. Grandeur naturelle.
Gexre CRISIDIA.
Ce genre différe des Crisia par ses rameaux formés de loges tubuleuses
paires, articulées deux par deux, les unes aux autres.
TOR oCiELOS LORS L ROMA: 2;OU 2 Lan 2224 023 m2 er 526
(8)
Ze
phytes. N° 2. CRISIDIA EDWARDSIANA, d’Orb., 1839.
= PI. [, fig: 4-8.
C. ramis dichotomis; cellulis paribus, elongatis, tubulosis, punctulatis, apice promi-
nulis, lateraliter pilosis.
Cette espèce est remarquable par les rameaux très-divisés, formés d’articulations rap-
prochées , comprenant chacune deux loges paires, tubuleuses, très-saillantes, au milieu
desquelles est le support de l’articulation. Soit à droite, soit à gauche, l’une des deux
loges est pourvue extérieurement d’une longue pilosité formée de trois articulations.
Nous l’avons recueillie sur la côte à l’Ensenada de Ros, au sud du Rio Negro, en
Patagonie, après une tempête. Elle rampe sur d’autres polypiers.
PI. 1, fig. 4. Une branche grossie, vue en dessus. Fig. 5. La même, vue en dessous.
Fig. 6. L’ensemble de l’animal grossi. Fig. 7. Le même, plus grossi. Fig. 8. Le même de
srandeu r naturelle.
Gexre BICELLARIA, Blainville.
Cellularia, Fleming.
N° 3. BICELLARIA PUELCHA, d'Orb., 1839.
PI.
BP. ramosissima, dichotoma, subserrata; cellulis alternis, inferné convexis, superné
obliquis, prominulis, externè angulosis, anticè tri-spinosis ; spinis inæqualibus.
Nous avons rencontré cette espèce, jetée à la côte, après une tempête; sur la plage de
l’Ensenada de Ros, au sud du Rio Negro en Patagonie. Elle se fixe sur d’autres polypiers.
Elle forme un ensemble frondescent, intermédiaire entre les Canda et les Bicellaria.
Ses loges sont en effet bien moins libres que les Bicellaria ciliata, mais moins réunies
que les Canda. Une légère ligne saillante sépare les loges en dessous, tandis qu’en
dessus elles sont assez distinctes. Chacune a en dehors une pointe saillante, et en avant
de l'ouverture, qui est ovale, deux pointes externes. rapprochées et une autre interne.
PI. I, fig. 9. Un rameäu très-fortement grossi, vu en dessus, Fig. 10. Le même, vu
en dessous. Fig. 11. Le même, vu de profil. Fig. 12. Un rameau moins grossi, vu en
dessus. Fig. 13. Grandeur naturelle.
N.° 4. BICELLARIA ACULEATA, d'Orb., 1839.
PL If, fig. 1-4 (sous le nom de 7ricellaria).
B. ramosissima, dichotoma, serrataz cellulis trinis articulatis, infernè convexis,
superné obliquis, anticè tri-spinosis ;spinis æqualibus.
Cette charmante espèce est formée de nombreux rameaux dichotomes, frondescens,
fixés aux fucus. La contexture en est demi-cornée; tous les rameaux sont formés de cellules
alternes, articulées trois par trois, chacune convexe en dessous, largement ouverte en
cornet à son extrémité supérieure, ovale, munie extérieurement de trois pointes ésales
en longueur. De plus, chaque rameau est muni d’une longue radicelle filiforme.
LOST oCI1iELO, LORIE TRS TO al 2 CERTES SR AN 52,6
(9)
Eïle est propre aux îles Malouines, où elle est fixée aux fucus. 730
) à _ : . c x … . « £
PL. Il, fig. {, grandeur naturelle. Fig. 2, un rameau grossi. Fig. 3, une partie de Phytes.
rameau plus grossie, vue en dessus; la même vue en dessous.
Gexre CANDA, Lamouroux.
N.” 5. CANDA PATAGONICA, d’Orb., 1839.
PL IL, fig. 5-9.
C. ramosissima, dichotoma, flabellata; cellulis minimè distinctis, inferné oblique
costulatis, supernè lævigatis, externe biserratis, aperturd internè bituberculatis.
Cette espèce, remarquable par sa contexture ferme et testacée, l’est encore par ses
détails; ses rameaux nombreux et dichotomes ne sont point articulés. Ils montrent en
dessous une surface convexe, pourvue d’une légère côte médiane, d’où partent de petites
côtes obliques au nombre de deux par cellule, qui viennent extérieurement former
deux saillies anguleuses. Ces loges n’ont point de saillie en dessus; elles sont simplement
ouvertes latéralement en une ouverture oblongue, au milieu de laquelle sont deux
tubercules saillans.
Nous l’ayons rencontrée sur la côte de la Patagonie septentrionale, près de l’em-
bouchure du Rio Negro.
PI. IT, fig. 5, grandeur naturelle. Fig. 6, une branche grossie. Fig. 7, une partie de
rameau plus fortement grossie. Fig. 8, la mème vue de côté. Fig. 9, la même vue en
dessous.
Gexre CELLARIA, Linné.
N° 6. CELLARIA ORNATA, d'Orb., 1839.
PI. 11, fig. 10-14.
C. ramosa, dichotoma, ramulis elongatis, cylindricis ; cellulis oblongis, excavatis ,
anticè rotundatis, posticè acuminatis, aperturd semilunari.
Cette espèce diffère du Cellaria salicornia par ses articulations plus rapprochées, plus
cylindriques, et surtout par la forme des cellules. Celles-ci, au lieu d’être en quinconce,
ou de former une dépression rhomboïdale, sont par lignes transverses, chacune excavée
et arrondie en haut, anguleuse en bas; et l’ouverture au lieu d’être médiane, est près
du bord antérieur.
Nous l’avons recueillie, après un gros temps, jetée sur la côte de la baie de Ros,
au sud du Rio Negro, en Patagonie, où elle est rare.
PI. II, fig. 10, grandeur naturelle. Fig. 11, une branche grossie. Fig. 12, un petit
rameau plus fortement grossi. Fig. 13, coupe transverse. Fig. 14, une cellule plus
fortement grossie.
Vs Zoophytes.
l'OL oC1ELO, LOL ER TOME ns 2 OST 22% 02 562211287528 20
(10 )
Zoo-
phytes. Gexre ACAMARCHIS, Lamouroux.
N° 7. ACAMARCHIS NERITINA, Lamouroux.
PI. III, fig. 1-4.
A. ramosa, dichotoma, ferruginea; ramis uno latere cellulosis ; cellulis extrorsüm
mucronatis ; vesiculis heliciformibus , cellulis interjectis.
Cette espèce, qui paraît maintenant habiter le monde entier, se fixe à la quille des
navires, et se fait ainsi transporter partout. Nous l’avons rencontrée à Rio de Janeiro
(Brésil), à Valparaiso (Chili), et nous la possédons absolument identique du Port
Jackson (Nouvelle-Hollande), d’Alger, de l’Espagne, de Nice, du Portugal et de la mer
touge.
G]
PI. IT, fig. {, un rameau de grandeur naturelle. Fig. 2, le même plus grossi. Fig. 3,
une partie plus grossie encore, vue en dessus. Fig. 4, la même vue en dessous.
N.° 8. ACAMARCHIS BRASILIENSIS, d'Orb., 1839.
PI. IIE, fig. 5-8.
A. ramosa, dichotoma, albida, ramis angustatis ,elongatis; cellulis alternatis, an-
gustalis , externè mucronatis, aperturd bi-mucronatd.
Cette espèce se distingue immédiatement de V4. neéritina, par son ensemble blanc-
grisatre, formé de rameaux étroits, allongés, dichotomes, dont les cellules sont très-
allongées, étroites, pourvues extérieurement d’une pointe en avant. On voit de plus à
l'embouchure terminale et étroite, une petite pointe interne.
Nous l'avons recueillie, fixée sur un sargassum; dans la baie même de Rio de
Janeiro (Brésil), où elle ést rare.
PL 1H, fig. 5, grandeur naturelle. Fig. 6, un rameau grossi. Fig. 7, le même plus
fortement grossi, vu en dessus. Fig. 8, le même vu en dessous.
N.° 9. ACAMARCHIS MULTISERIALIS, d'Orb., 1839.
PI. IT, fig. 9-12.
1. ramosa, dichotoma, albida, ramulis latis, frondosis , depressis ; cellulis tri- vel
quadriserialibus sparsis, elongatis, aperturd quadri-mucronatis, vesiculis rotundatis.
Cette jolie espèce, qui forme des rameaux élégans d’un beau blanc, est composée
de larges branches aplaties, sur lesquelles se prolongent de deux à quatre rangées de
loges allongées, irrégulièrement disposées, terminées par une ouverture ronde, pourvue
latéralement de deux pointés de chaque côté. Les vésicules sont rondes, fixées à leur
extrémité entre les quatre pointes.
Elle est propre aux côtes de la Patagonie septentrionale; nous l'avons rencontrée à
la baie de Ros, au sud du Rio Negro.
PI. HT, fig. 9, un rameau de grandeur naturelle. Fig. 10, le même grossi. Fig. {1,
une partie plus fortement grossie, vue en dessus. Fig. 12, la même vue en dessous.
d'OS TT oCIiELO, L'ORPLEEO se LOe 2 CEn ON, 2,202 APR 75 EE 206
Te Zoo-
Gexre EUCRATEA, Lamouroux. phytes.
N.” 10. EUCRATEA AMBIGUA, d'Orb., 1839.
PI. III, fig. 13-17.
E. ramosa, articulata, cellulis pyriformibus ,arcuatis, depressis, subtüs convexis;
aperturd ovali, simplici, limbatä; vesiculis magnis, elongatis, strangulatis, apice
rotundatis.
Cette espèce est remarquable par ses loges pyriformes très-déprimées, en forme de
cornet oblique, arrondies en dessous et tronquées en dessus, où elles sont percées
d’une ouverture très-large, ovale, bordée. Chacune part de la partie antérieure de l’ou-
verture. Les vésicules qui s’attachent à la partie postérieure de l’ouverture sont très-
grandes, comme divisées en deux parties, l’une pyriforme inférieure, l’autre presque
circulaire, séparée de la seconde par une partie rétrécie.
Elle croit par petits groupes sur les tiges des plantes marines des îles Malouines.
PI. III, fig. 13, plante marine avec l’Eucratée de grandeur naturelle. Fig..14, une
branche fortement grossie. Fig. 15, deux cellules plus grossies, vues de profil, avec
une vésicule. Fig. 16, une cellule vue en dessus. Fig. 17, la même vue en dessous.
Faure pes ESCHARIDÆ.
T1
Gexre ESCHARINA, Edwards.
N° 11. ESCHARINA TORQUATA, Edwards:
PI: IV, fig. 1-4. |
Flustra torquata, Lamour, Voyage de l’Uranie, pl. 1xxxix, fig. 7, 8; idem, Lamour.
Encycel., p. 407; £scharina torquata, Edwards, édit. de Lamarck, t. IT, p- 234, n.° 14.
E, orbicularis, radians; cellulis subdistantibus, longè ovalibus; superficie. subporosd;
ore magno rotundato , marginalo , Suprà bidentato.
Remarquable par sa couleur irisée noirâtre, cette espèce a élé mal vue par Lamou-
roux, qui ny à pas aperçu les dents de l’ouverture. Elle s’attache à l’intérieur des
coquilles mortes, principalement de la ZLucina concentrica, dans la baie de Rio de
Janeiro (Brésil), où elle est assez rare.
PI. IV, fig. 1, cellules de grandeur naturelle. Fig. 2, les mêmes grossies. Fig. 3,
quatre cellules fortement grossies, vues en dessus. Fig. 4, profil des cellules.
N.° 12. ESCHARINA CHILINA, d'Orb., 1839.
PI. IV, fig. 5-8.
Æ. orbiculata, » radiata; 2 cellulis convexis, ovalibus, transversim. sulcatis, F suprà
J
medio bituberculatis , ore obliquo minimo infra bispinoso.
Cette espèce, qui tapisse l’intérieur des coquilles de la côte de Valparaiso (Chili),
a ses cellules ovalaires, assez saillantes, fortement et régulièrement sillonnées en travers,
LOT oCI1iELOS LOS La TR: 20 NS, 22280 252 25276
Zoo ornées de plus au milieu, en dessus, d’un tubercule conique au-dessus de l’ouverture,
Phytes. mais non terminal, d’un autre près du milieu de la longueur, et quelquefois d’un
troisième près de celui-ci. L’ouverture est petite, oblique en dessus, ronde, et pourvue
en dessous de deux grandes pointes.
PI. IV, fig. 5, grandeur naturelle. Fig. 6, ensemble fortement grossi. Fig. 7, cellules
plus fortement grossies. Fig. 8, les mèmes vues de profil.
N.° 13. ESCHARINA BOUGAINVILLEI, d'Orb., 1839.
PL IV, fig. 9-12.
FE. orbiculata, radiata; cellulis oblongis, convexiusculis, transversim striatis
tripartilis, suprà trituberculatis; ore transversali suprà mucronato, inferné
bispinoso; ovariis globulosis, porulosis.
Sillonnée en travers, comme V’£. chilina, celle-ci a ses cellules bien plus allongées,
ses sillons. effacés latéralement, et sa surface comme divisée en trois gradins par des
tubercules saillans, dirigés en avant, dont le dermer s’avance tellement en dessus, qu’il
empêche de voir l’ouverture, qui est transversale à la longueur. On remarque en
dessous deux longues pointes. Ses vésicules, plus grosses que les cellules, sont sphé-
riques, criblées partout de larges pores bordés.
Elle vit attachée aux fucus, sur la côte des îles Malouines, où elle est assez rare.
PI. IV, fig. 9, grandeur naturelle. Fig. 10, la même grossie. Fig. 11, cellules plus
fortement grossies. Fig. 12, profil des mêmes.
N. 14. ESCHARINA ISABELLEANA, d'Orb., 1839.
PI. IV, fig. 13-16.
E. orbiculata, radiata; cellulis convexis, ovalibus, creberrimé porulosis ; aperturà
subrotundatä , limbatd, supra subbidentatä. Ovaris globulosis , porulosis.
Cette espèce, très-commune sur les coquilles mortes des environs de Rio de Janeiro
(Brésil), a ses cellules renflées, couvertes de dépressions poreuses assez grandes, percées
en avant, obliquement; d’une ouverture arrondie, pourvue en dessus de l'indice de
deux dents. On voit de plus, soit à droite, soit à gauche, une ouverture anale petite,
oblique et bordée. Les ovaires sont globuleux, plus petits que les cellules, pourvus
partout de pores bordés.
PI. IV, fig. 13, grandeur naturelle. Fig. 14, le même grossi. Fig. 15, cellules plus
fortement grossies. Fig.
Le 16, profil des mêmes.
N° 15. ESCHARINA EDWARDSIANA, d'Orb., 1839.
PI. V, fig. 1-4.
E.orbiculata, radiata; cellulis ovoidalibus, convexis, lævigatis, suprà unituberculatis ;
aperturd transversali, infrà bituberculatä, suprà subbidentatä, externè tubercu-
latis ; ovariis globulosis.
Remarquable par sa forme, cette espèce tapisse plusieurs espèces de plantes marines
des îles Malouines et dela côte de Patagonie. Ses cellules sont renflées, lisses, ovales,
L'OMTET oCI1iELO, LOMME Ton MALO 2 0e TU, 2,28 02 SAP ALS 7528 26
(15)
pourvues, au milieu en dessus, d’un tubercule conique. Son ouverture terminale, ovale Zoo-
transversalement, et pourvue en dessus d’un sinus médian marqué par deux légères Es
dents, est en outre munie en dehors de deux pointes inférieures, et en dessus d’une
parte plus élevée, sur laquelle est un tubercule conique. Ses ovaires sont globuleux
et fortement poreux.
PI. V, fig. 1 , grandeur naturelle. Fig. 2, partie grossie. Fig. 3, cellules plus grossies.
Fig. 4, profil des mêmes.
N.° 16. ESCHARINA SIMPLEX, d’Orb., 1839.
PI. V, fig. 5-8.
E. orbiculata, radiata; cellulis ovalibus, convexis, punctatis, anticè supra lævigatis
unituberculatis; aperturd subrotundatd, supernè sinuosd.
Fixée sur un Pecten pris au mouillage des îles Malouines, cette espèce est formée
de cellules simplement ponctuées, convexes, lisses seulement au pourtour supérieur de
l’ouverture sur une partie où se remarque une petite ouverture au sommet d’un tuber-
cule. La grande ouverture, simplement bordée, est ovale transversalement, et pourvue
en dessus d’un sinus formé par deux petites dents.
PI. V, fig. 5, grandeur naturelle. Fig. 6, une partie plus fortement grossie. Fig. 7,
cellules grossies. Fig. 8, profil des mêmes.
N.° 17. ESCHARINA ELEGANS, d'Orb., 1839.
PI. V, fig. 9-12.
E. orbiculata , radiata; cellulis ovalibus, convexiusculis, porulosis ;aperturd minimä,
semilunari, Supra sinuatd.
Commune à Arica et à Cobija, sur les côtes de la Bolivia et du Pérou, cette espèce
est ordinairement fixée sur les Calyptrées mortes ou sur les Bivalves. Par ses cellules
criblées de pores et par son manque d’autres ornemens, elle se rapproche de V£, tor-
quata, mais elle s’en distingue par ses cellules plus ovales, plus courtes, plus petites,
par les pores plus étroits, par son ouverture bien moins grande, pourvue d’un sinus
supérieur. Sa couleur est blanche.
PI. V, fig. 9, grandeur naturelle. Fig. 10, une partie grossie. Fig. 11, cellules plus
fortement grossies. Fig. 12, profil des mêmes.
N° 18. ESCHARINA CORNUTA, d'Orb., 1839.
PL V, fig. 13-16.
E. orbiculata, radiata, cellulis convexiusculis, ovalibus, lævigatis, supra perforatis,
peripheriæ maculatis; aperturd semilunarti, limbatä, anticé quadri aculeatd.
Cette espèce est facile à distinguer par ses cellules peu convexes, lisses, pourvues
tout autour d’une série de taches ovales en bordure. Au milieu en dessus est une petite
ouverture anale en fer à cheval dont le bord est crénelé. La grande ouverture terminale
L'OMTT oCIiELO, L'OpRCL En T OA 2 CES ONIS 220 070241102872 928 20
(14)
Zo- en demi-lune bordée, est ornée en avant inférieurement de quatre grandes pointes diver-
hytes. - r + :x :
Ee gentes. Les ovaires sont globuleux, sphériques et entièrement lisses.
Elle vit fixée sur les coquilles du Venus thaca, de la côte de Valparaiso (Chili), où
elle est très-commune.
PI. V, fig. 13, grandeur naturelle. Fig. 14, ensemble grossi. Fig. 15, cellules plus
grossies. Fig. 16, profil des mêmes.
N.” 19. ESCHARINA ALVAREZIANA, d'Orb., 1839.
PI. VI, fig. 1-4.
E. cellulis convexiusculis, ovalibus ,,medio lævigatis, externé costis radiantibus,
confluentibus, ornatis, osculis lateralibus binis, alter& simplici, alterd biforatt;
aperturd subcirculari, supernè truncatd.
Cette curieuse espèce se distingue facilement de toutes celles que nous venons de
décrire, par ses cellules lisses au milieu, et couvertes au pourtour de côtes rayonnantes
confluentes extérieurement, de manière à ne laisser entr'elles qu’une fossette. On
remarque, de chaque côté au milieu, une petite ouverture transverse, simple ou séparée
par un diaphragme. La grande ouverture est arrondie, un peu tronquée en dessus;
les ovaires sont petits, globuleux et lisses.
Nous avons rencontré cette espèce très-abondamment fixée dans l’intérieur des Bivalves
mortes, à la côte d’Arica et de Cobija (Bolivia et Pérou).
PI. VI, fig. 1, grandeur naturelle. Fig. 2, une partie grossie. Fig. 3, cellules grossies
vues en dessus. Fig. 4, les mêmes vues de profil.
N.° 20. ESCHARINA COSTATA, d'Orb., 1839.
PI. VI, fig. 5-8.
E. cellulis convexiusculis, ovalibus, costis distantibus, radiantibus, ornatis ;aperturd
transversd, suprà bisinuatä, subtüs bimucronatd.
Fixée sur l’intérieur des valves du Venus thaca, du lilioral de Valparaiso, au Chili,
cette espèce est remarquable par les côtes rayonnantes dont elle est ornée. Son ouverture
est transverse, pourvue en dessus de deux sinus peu profonds, séparés par une pointe,
et en dessous, en dehors de son bord, de deux pointes écartées.
PI. VE, fig. 5, Dgrandeur naturelle. Fig. 6, ensemble grossi. Fig. 7, cellules plus forte-
ment grossies. Fig. 8, profil des mêmes.
N.° 21. ESCHARINA BRONGNIARTIANA, d'Orb., 1839.
PI. VI, fig. 9-12.
E. cellulis ovalibus, convexiusculis, longitudinaliter transversunque substriatis,
poris rotundatis margine ornatis; aperturd ovali, suprà sinuatd.
On trouve celte espèce fixée aux algues marines et aux coquilles, sur la côte du
Chili, près de Valparaiso, et à Arica (Pérou). Ses cellules sont à peine saillantes en
LOMTT oCI1iELO, LOL ASTON REZ OR 0,22 25022 520
(15 )
quinconce, striées légèrement en long et en travers en dessus. On remarque au pourtour Zoo-
phytes.
quinze pores bordés d’un bourrelet et également espacés. L'ouverture, un peu ovale dans
le sens de la longueur des cellules, est pourvue d’un léger sinus à sa partie supérieure.
Les ovaires, souvent très-nombreux, sont globuleux, criblés de pores et munis de
plus d’une ouverture semilunaire.
PI. VI, fig. 9, grandeur naturelle. Fig. 10, une partie grossie. Fig. 11, cellules plus
fortement grossie. Fig. 12, profil des mêmes.
N.° 22. ESCHARINA REGULARIS, d'Orb., 1839.
PI. VI, fig. 13-16.
Æ. cellulis convexiusculis, ovalibus, poris rotundatis, ornatis, anticé lateribus osculis
rotundatis minutis; apertur4 semilunari, suprà truncatd.
Cellules peu bombées, ovales, couvertes partout de pores ronds également espacés.
En avant, de chaque côté de la grande ouverture, on en voit une petite bordée de
bourrelets. L'ouverture forme un cercle tronqué en dessus.
Cette espèce se fixe aux Calyÿptrées, sur la côte du Pérou, près de Payta, où elle
est commune.
PI. VI, fig. 13, grandeur naturelle. Fig. 14, groupe grossi. Fig. 15, cellules plus
fortement grossies. Fig. 16, profil des mêmes.
N.° 23. ESCHARINA RIMULATA, d’Orb., 1839.
PI. VI, fig. 1-4.
Æ. cellulis convexiusculis, hexagonis, punctatis, marginatis, externè porulosis;
aperturä subtrigond, suprà rimulata.
Cellules peu élevées, hexagones, pointillées partout, pourvues au pourtour d’un
bourrelet commun de séparation, en dedans duquel sont une série de gros pores qui
encadrent la cellule. L'ouverture un peu triangulaire, a l’un de ses angles saillans en
dessus, où se remarque une rimule dans le bourrelet qui est prolongé de ce côté.
Cette espèce testacée se trouve fixée aux pierres de fond, prises à d’assez grandes
profondeurs aux îles Malouines.
PI. VIT, fig. 1, grandeur naturelle. Fig. 2, groupe grossi. Fig. 3, cellules plus forte-
ment grossies. Fig. 4, les mêmes vues de profil.
N.° 24%. ESCHARINA ARMATA, d'Orb., 1839.
PI. VI, fig. 5-8.
Æ, cellulis quinconcialibus, convexiusculis, suprà punclatis, aperturis minimis duabus,
alierd dextrd magn&, alterd sinisträ minimdä; apertur4 semilunari, infernè sexa-
culeatd.
Cellules testacées, en quinconce, peu convexes, couvertes partout de petits points
impressionnés ; pourvues au milieu de deux petites ouvertures, dont une à droite plus
grande que l’autre. La grande ouverture est transverse, semilunaire, tronquée en dessus;
en dessous sont six longues pointes divergentes.
Gin, l 2 3 LC TT oC1ELO, LOG LR ERA e 22 0 TRS 22802 2 2 5e 26
(16)
Le. Cette jolie espèce encroûte. les pierres et les vieilles coquilles, prises à de grandes
phytes. . A A a
__ profondeurs sur da côte des îles Malouines.
PL. VIT, fig. 5, grandeur naturelle. Fig. 6, ensemble grossi. Fig. 7 , cellules plus forte-
ment grossies. Fig. 8, profil des mêmes.
Le
N° 25. ESCHARINA PERUVIANA, d'Orb., 1839.
PI. VII, fig. 9-12.
ÆE. cellulis complanatis, punctulatis, externe limbatis; limbis transversun striatis ;
aperturd semilunari, marginatd.
Cellules à peine convexes, hexagones, ponctuées, pourvues en avant d’un fort bourrelet
élevé, strié en travers; ouverture semilunaire, transverse, tronquée en dessus, et
pourvue comme de lobes latéraux. Aux angles antérieurs de la bordure supérieure de
l'ouverture se remarquent deux pores. Cette espèce se trouve fixée aux coquilles mortes
sur la côte du Pérou, près de Payta. Elle est rare.
PI. VIT, fig. 9 ,grandeur naturelle, Fig: 10, une partie grossie. Fig. 11, cellules plus
fortement grossies. Fig. 12, profil des mêmes.
Gexre MEMBRANIPORA, Blainville.
N.” 26. MEMBRANIPORA ESCHINATA, d'Orb., 1839.
PI. VIT, fig. 13-17.
M. plano-radiata; cellulis ovalibus, margine calcareo punctato cinctis, anticè sez-
aculeatis ; aperturd angustat&, semilunari, anticd.
Cellules formant un ovale allongé, chacune marquée d’un fort bourrelet testacé
extérieur, sur la. moitié antérieure de laquelle sont également espacées six baguettes
mobiles, comme les pointes d’oursins. Lorsque l’ensemble est altéré, les pointes tombent
et 1l ne reste plus qu’un trou à leur place.
Cette curieuse espèce s'attache, comme les Escharines, sur l’extérieur des coquilles
mortes de la côte américaine du Chili et du Pérou, comprise entre Valparaiso-et Arica.
PI. VIE, fig. 13, grandeur naturelle. Fig. 14,
A
un rameau grossi. Fig. 15, cellules plus
fortement grossies. Fig. 16, les mêmes altérées: Fig. 17, profil des mêmes.
N° 27. MEMBRANIPORA SPINOSA, d'Orb., 1839.
PI. VITE, fig. 1-4.
M. plano-radiata; cellulis oblongo-ovalibus, margine calcareo punctato cinctis,
18- vel 20-spinosis.
Cellules ovales un peu oblongues, régulières, le bourrelet du pourtour testacé, assez
élevé, ponctué et pourvu, de chaque côté, de neuf à dix pointes mobiles, dirigées vers
l'intérieur. Quelquefois, par l'altération, ces pointes manquent et sont remplacées par
un trou.
L'OsATT oCIiELO, L'OMNLE ne TOR LOS 2 Ces 2,224 0252 ALL 7528 70
(17 )
Cette espèce s’attache aux coquilles de la côte du Pérou et dela Bolivia, où elle Zoo-
phytes.
est assez commune.
PL VIT, fig. 1, grandeur naturelle. Fig. 2, -une partie grossie. Fig. 8, cellules plus
fortement grossies. Fig. 4, profil des mêmes.
N.° 28. MEMBRANIPORA IRREGULARIS, d’Orb., 1839.
PI. VIII, fig. 5, 6.
M. plana, meémbranacea; cellulis irregularibus, margine lævigato cinctis.
Cellules très-irrégulières, ovales, oblongues ou anguleuses; le bourrelet de leur
pourtour fort, lisse et très-élevé. Cette espèce tapisse les pierres prises à de grandes
profondeurs aux iles Malouines.
PI. VIII, fig. 5, grandeur naturelle. Fig. 6, cellules grossies.
N.° 29. MEMBRANIPORA SIMPLEX, d'Orb., 1839.
PI. VIE, fig. 7-9.
M. plana, membranacea; cellulis rotundato-ovalibus, regularibus, margine lævigato
cinctis, medio punctatis ; aperturd semilunari, operculatd.
Les cellules de cette espèce sont plus courtes, plus arrondies que celles des autres
espèces, très-régulières ; leur bourrelet est épais, élevé et lisse; l’intérieur présente une
membrane pointillée, percée en avant d’une ouverturesemilunaire, que ferme un oper-
cule mobile. Elle incruste les pierres prises à de grandes profondeurs aux iles Malouines.
PI. VII, fig. 7, grandeur naturelle. Fig. 8, cellules fortement grossies, vues de. face.
Fig. 9, profil des mêmes.
Gexre FLUSTRA, Linné.
N° 30. FLUSTRA TEHUELCHA, d'Orb., 1839.
PI. VIT, fig. 10-14.
F. plana, frondescens, incrustans ; cellulis subquadratis, anticé bituberculatis, vel
inCr’ASSQLES ; aperturd semilunari.
ieuse espèce, très-commune sur la côte de la Patagonie, couvre les feuilles
de tous les fucus aplatis, sans quelquefois laisser une partie libre. Lorsqu’elle est
jeune, toutes les cellules sont ovales, pourvues antérieurement de deux tubercules
arrondis, placés latéralement. Quand elle est plus ancienne, la partie antérieure
forme une surface large transverse, qui augmente toujours de largeur, jusqu’à occuper
la moitié de la longueur, chez les très-anciennes loges. La membrane intérieure est
percée en avant d’une ouverture semilunaire.
PI. VII, fig. 10, grandeur naturelle. Fig. 1{, jeunés cellules grossies. Fig. 12, les
mêmes vues de trois quarts. Fig. 13, cellules plus ägées. Fig. 14, cellules des plus anciennes.
\É Zoopby tes. 3
(18 )
Ra N° 31. FLUSTRA PUELCHA, d’Orb., 1839.
PI. VII, fig. 15, 16.
F. plana, crustacea, frondescens; cellulis oblongis, anterius rotundatis ; postice
truncalis , lævigatis ; aperturd transversd, semilunari, operculatd.
Cette espèce forme une sorte de feuilles libres, fixées aux polypiers flexibles de la
côte de la Bahia de San-Blas, en Patagonie, où elle est rare. Les cellules sont oblongues,
arrondies en avant, tronquées ou même échancrées en arrière, creuses, et pourvues
antérieurement d’une ouverture transverse ovale, munie d’un opercule.
PI. VIII, fig. 15, grandeur naturelle. Fig. 16, cellules fortement grossies.
N° 32. FLUSTRA INCA, d’Orb., 1839.
PI. VII, fig. 17-19.
F. plana, incrustans ; cellulis oblongis, quadratis, anterius incrassatis ,subbituber-
culatis; apertur& lineari, transversd, arcuatd.
Cette espèce, qui couvre les feuilles de toutes les plantes marines des environs du Callao,
port de Lima, au Pérou, est formée de cellules oblongues, carrées, séparées les unes
des autres, sur les côtés, par une très-petite bordure, et pourvues chacune en avañt sur
les côtés d’une légère saillie tuberculeuse, L'intérieur membraneux est percé antérieure-
ment, près du bord, d’une fente transverse arquée.
PI. VIT, fig. 17, grandeur naturelle. Fig. 18, cellules fortement grossies. Fig 19,
profil des mêmes.
N.° 33. FLUSTRA ISABELLEANA, d’Orb., 1839.
PI. VIT, fig. 20-24.
F. plana, incrustans, radiata, fusca; cellulis elongatis, angustatis, superficie pilosis,
anterius bituberculatis; aperturd ovali, transversd.
Nous avons trouvé cette espèce parasite en grandes plaques rayonnantes, sur le
Macrocystis angustifrons et Orbignianus, flottant sur la côte de Patagonie et au cap
Horn. Ses cellules sont allongées, étroites, irrégulières, couvertes au milieu de petites
pilosités, ornées, en dehors, d’une pointe de chaque côté, et de deux tubercules à
la partie antérieure. L'ouverture est ovale, transverse, placée à l'extrémité antérieure.
PI. VIII, fig. 20, grandeur naturelle des groupes confluens. Fig. 21, les mêmes grossis.
Fig. 22:
22, un groupe plus grossi. Fig.g. 23, cellules encore plus fortement grossies. Fig. 24,
profil des mêmes.
N.° 34. FLUSTRA PEREGRINA, d'Orb., 1839.
PI. X, fig. 1-3.
F. plana; incrustans, radiata, albida; cellulis oblongis, quadratis, limbatis, margine
punctulatis, anteriüs bituberculatis ; aperturd anticd. lineari arcuatd:
Cette espèce, formée de cellules rayonnantes comme le F. /sabelleana, est bien plus
coriace, blanche au lieu d’être brune, et ses cellules sont plus courtes, bordées d’une
L'OMTET oCIiELO, LOL FOR SL E2 0E Ds,2,28 52 32 EAN 252 26
(19)
surface ponctuée large, et terminées en avant par un tubercule de chaque côté. Le Zoo-
phy tes.
milieu membraneux est étroit, lisse, et pourvu antérieurement d’une ouverture ou
fente en fer à cheval très-étroite.
Cette espèce, commune partout, se fixe sur les feuilles et sur les vésicules des Sar-
gassum natans. Nous l’avons rencontrée à Rio de Janeiro, aux Antilles, et jusque sur
les atterrages des Açores.
PI. X, fig. 1, ensemble de grandeur naturelle. Fig. 2, le même grossi. Fig. 3, cellules
plus fortement grossies.
Fame DES TUBULIPORIDÆ.
Gevre TUBULIPORA, Linné.
N° 35. TUBULIPORA ORGANISANS, d'Orb., 1839.
PL IX, fig. 1-3.
T. cellulis tubulosis tri-fascicularibus.
L’espèce qui nous occupe, parasite sur la racine d’un fucus des îles Malouines,
forme une masse allongée, composée de deux lobes divergens, divisés eux-mêmes en
tubes réunis trois par trois et saillans.
PI. IX, fig. {, grandeur naturelle. Fig. 2, ensemble grossi. Fig. 3, groupe de
cellules plus gorossies.
N° 36. TUBULIPORA CLYPEIFORMIS, d'Orb., 1839.
PI. IX, fig. 4-6.
T°. clypeiformis , reptans, circularis; cellulis sparsis ,in medio elevatis.
Cette espèce, qui est parasite sur les pierres prises à de grandes profondeurs aux îles
Malouines. ?
doit constituer une division différente des Tubulipores ordinaires, caractérisée
par l’espèce de bordure testacée étendue en dehors des tubes cellulaires. Le milieu
forme une surface élevée, percée de cellules tubuleuses, dont celles du milieu sont
seules très-saillantes, les autres étant éparses et séparées par une surface ponctuée. Sa
bordure externe est lisse.
PI. IX,-fig. 4, 5grandeur naturelle. Fig. 5, ensemble grossi vu en dessus. Fig. 6, le
mème vu de profil.
Gexre CRISERPIA.
N.° 37. CRISERPIA DICHOTOMA, d’Orb.
PI. IX, fig. 7-13.
C. ramosa, dichotoma , reptans ; cellulis tubulosis, erectis, punctatis.
L’ensemble, fixé sur
des pierres retirées du fond de la mer, à l’attérrage des îles
Malouines et au cap Horn, forme des rameaux dichotomes, incrustans, composés de
trois à six cellules de large, s’étendant dans tous les sens, et plus élevés au milieu de
( 20 )
la largeur que sur les bords. Les cellules, ornées de petits points, sont tubuleuses,
légèrement saillantes.
PL. IX, fig. 7, très-jeune, de grandeur naturelle. Fig. 8, le même grossi. Fig. 9, adulte
de grandeur naturelle. Fig. 10, le mème grossi. Fig. 11, une portion plus grossie, vue
en dessus. Fig. 12, la même vue de profil. Fig. 13, coupe transversale d’une branche.
Gevre ALECTO, Lamouroux.
N° 38. ALECTO EBURNEA, d'Orb., 1839.
PI. IX, fig. 14-16.
A. ramosa, dichotoma, reptans; cellulis elongatis, punctatis, tubulosis, externe
erectis.
L'ensemble est une surface rameuse, dichotome et rampante sur les corps sous-
marins, formée de cellules simples, quelquefois doubles, dont l’extrémité seule est libre
et un peu saillante. Nous avons découvert cette espèce sur des pierres prises à de
grandes profondeurs aux îles Malouines.
PI. IX, fig. 14, grandeur naturelle. Fig. 15, ensemble grossi. Fig, 16, profil d’un
rameau.
Gexre IDMONEA, Lamouroux.
N° 39. IDMONEA MILNEANA, d'Orb.
PI. IX, fig. 17-21.
I. ramosa, dichotoma, suprà cellulosa, infernèé convexa, punctata; cellulis punc-
tulatis, subfascicularibus , externé erectis.
Ensemble rameux, dichotome, formé de branches libres, déprimées, garnies de cellules
seulement en dessus; l’autre côté est uni, convexe et ponctué. Le côté des cellules est
convexe, les cellules disposées par rangées parallèles, de six à huit, viennent se terminer
en lignes presque transverses; leur éxtrémité seule est saillante.
Elle a été recueillie à de grandes profondeurs aux îles Malouines.
PI. IX, fig. 17, une branche grossie. Fig. 18, la même de grandeur naturelle. Fig. 19,
un rameau plus fortement grossi, vu en dessus. Fig. 20, le même vu en dessous.
Fig. 21, coupe transversale.
Gexre FASCICULIPORA, d'Orb.
En 1839 jai publié la planche, où j'ai établi cette division bien carac-
térisée par ses rameaux testacés, lisses à l’extérieur, terminés à leur extrémité
supérieure, par un faisceau de cellules ouvertes arrondies. Nous croyons qu’elle
doit faire partie de la même famille que les Tubulipores.
L'OMETT oCI1iELO, LOL ES TON EE OU ON 228 0252242 58320
( 21 )
N° 40. FASCICULIPORA RAMOSA, d'Orb., 1839.
PI. IX, fig. 22-24.
F. ramosa, ramulis incrassatis externè lævigatis ; cellulis rotundatis, tubulosis,
numeTOSIS.
Cette espèce, propre aux îles Malouines, où elle se trouve à d’assez grandes profon-
deurs, fixée aux corps solides sous-marins, est surtout caractérisée par ses rameaux
gros et courts, lisses en dehors, formés, à leur extrémité, par quinze à dix-sept cellules,
percées simplement sans saillies propres.
PI. IX, fig. 22,2,ggrandeur naturelle. Fig. 23, ensemble grossi. Fig. 24, sommet d’un
des rameaux pour montrer l’ouverture des cellules.
Gexre VINCULARIA ; Defrance.
Gauconoma, Goldf.
N.° 41. VINCULARIA ELEGANS, d'Orb., 1839.
PI. IX, fig. 25-28.
Ÿ. ramosa, dichotoma, non articulata, ramulis octogonis ; cellulis oblongis margi-
nalis, anterius rotundatis; posticè truncatis; apertur& elongatä.
Nous nous sommes assuré, sur de grandes parties intactes, que le genre incularia
est toujours dépourvu d’articulation mobile, et que dès lors il est bien circonscrit.
Cette espèce forme des rameaux nombreux dichotomes, cylindriques, formés de huit
rangées longitudinales de cellules. Celles-ci sont allongées, bordées tout autour d’un
bourrelet, arrondies en avant, échancrées en arrière. L’intérieur est concave et percé,
sur la moitié antérieure de la longueur, par une ouverture oblongue, arrondie en
avant, tronquée à l’autre extrémité.
Nous l’avons rencontrée dans le sable de fond pris à de grandes profondeurs (160
mètres), en dehors du cap Horn et aux îles Malouines.
PI. IX, fig. 25, grandeur naturelle. Fig. 26, un rameau grossi. Fig. 27, un tronçon
plus fortement grossi. Fig. 28, coupe transversale du même.
N.° 42. VINCULARIA PENTAGONA, d’'Orb., 1839.
PI. X, fig. 4-6.
V’. ramosa, dichotoma; ramulis pentagonalibus; cellulis convexiusculis, oblongis,
anterits rotundatis; aperturd terminali transversd ovali.
Cette charmante espèce est formée de rameaux pentagones, dichotomes, ornés, sur
cinq lignes en quinconce, de cellules ovales convexes, chacune saillante, terminée en
avant par une partie arrondie, percée d’une ouverture transverse, ovale, très- petite,
et en arrière par l’échancrure des autres loges.
Nous l’avons rencontrée dans le sable de fond pris aux atterrages des îles Malouines.
in sc ns : :
PI. X, fig. 4, une branche de grandeur naturelle. Fig. 5, une partie plus grossie.
Fig. 6,.coupe transversale.
GENRE HORNERA, Lamouroux.
N° 43. HORNERA AMERICANA, d’Orb., 1859.
PL X, fig. 7-12.
H. ramosa, dichotoma; ramulis suprà longitudinaliter rugosis ; subtus undato-
rugosis; cellulis rotundatis, sparsis.
Les rameaux de cette espèce sont dichotomes ou irrégulièrement branchus, pourvus
en dessous de rides interrompues, et en dessus de cellules rondes, irrégulièrement
disposées, entre lesquelles sont des rides ondulées longitudinales.
Nous l’avons trouvée dans le sable de fond des îles Malouines.
PI. X, fig. 7, un rameau de grandeur naturelle. Fig. 8, une branche vue en dessus
et grossie. Fig. 9, coupe transversale d’une tige.
Gevre PUSTULIPORA, Blainville.
N° 44. PUSTULIPORA RUSTICA, d'Orb., 1839.
PI. X, fig. 13-15.
P. ramosa; ramis longitudinaliter rugoso-interruptis ;cellulis pustuliformibus sparsis.
Cette espèce, formée de rameaux peu divisés, gros et courts, est marquée de petites
impressions longitudinales, interrompues entre les cellules qui ressemblent à des pustules,
au milieu desquelles est percée l’ouverture. L’extrémité des branches en montre quatre
pourvues antérieurement d’une espèce de rimule.
Nous l’avons rencontrée dans le sable de fond des îles Malouines.
PL. X, fig. 13, rameau de grandeur uaturelle. Fig. 14, un tronçon grossi. Fig.
trentea une tige
exitremite PSN en dessus.
Face pes TEREBRIPORIDÆ, d'Orb.
Gexre TEREBRIPORA, d'Orb.
Nous avons réuni, sous ce nom de genre, des animaux les plus singuliers,
et bien différens des autres, en ce qu’ils n’ont pas d’enveloppe testacée
propre, et qu’ils creusent leur demeure dans le test même des coquilles
mortes. En effet, chaque cellule ovale est creusée dans la coquille, et sa
forme ovale paraît par transparence; car elle n’a d’ouvert extérieurement qu’un
orifice antérieur rond. Soit de la partie supérieure de chaque cellule, soit
de ses côtés, partent de petits canaux linéaires, toujours forés dans la matière
même de la coquille, communiquant avec d’autres cellules, et présentant
un ensemble irrégulier ou rameux.
L'OmnTT oCI1iELO, LOMELIE STONE ON NS 228 025324125226
(25)
Zoo-
N. 45. TEREBRIPORA RAMOSA, d’Orb., 1839. phytes.
PI. X, fig. 16, 17.
T. ramosa; ramulis paribus ; cellulis regulariter dispositis.
Les cellules de cette espèce sont disposées en lignes, d’abord une médiane formée
de cellules, communiquant de l’une à l’autre par un petit canal filiforme; du milieu
de chaque cellule de cette première ligne médiane partent de petits canaux également
filiformes, qui donnent naissance à autant de branches latérales. Quelquefois néanmoins
ces branches avortent, sont irrégulières ou simplement marquées par le canal. Ces
canaux s’entre-croisent parfois.
Nous avons rencontré cette espèce dans l’intérieur des coquilles de Calyptrées, à Arica
(Pérou) , où elle est assez commune.
PL. X, fig. 16, grandeur naturelle. Fig. 17, la même grossie.
N° 46. TEREBRIPORA IRREGULARIS, d'Orb., 1839.
PL X, fig. 18, 19.
T. cellulis irregulariter
5 dispositis.
P
Les cellules de cette espèce sont éparses sans ordre, ayant un canal qui part de la
partie supérieure ou du côté des cellules et communique de l’une à lautre.
Nous l’avons rencontrée sur des coquilles des îles Malouines.
PI. X, fig.
O
18, grandeur naturelle. Fig. 19, cellules gorossies.
OP AL oCI1iELO, Gin ne OR 2:02 28 A7 SR T6
(24)
2. Division. ANTHOZOAIRES. Ehrenb.
. Fave Des THOIDÆ.
Je regarde le genre Thoa comme formant le passage des Sertularidæ
aux T'ubularidæ. En effet, il montre des cellules tubuleuses souvent peu
distinctes qui, à l'exception des étranglemens qui les séparent, ont l'aspect
de certaines Tubulaires; mais ils s’en distinguent bien nettement par la
présence des vésicules ou des ovaires, qui manquent toujours dans les
Tubularideæ.
Gexre THOA.
N.° 47. THOA LAMOUROUXIANA, d'Orb., 1839.
PI. XI, fig. {, 2.
T. surculis filiformibus, elongatis ;ramulis elongatis strangulatis ;cellulis lateraliter
dispositis.
Cette espèce, qui forme un ensemble assez considérable, est formée de branches
simples, allongées, filiformes, divisées par des étranglemens obliques rapprochés. Entre
chaque étranglement partent, alternativement à droite ou à gauche, de petites branches
également étranglées par un double anneau à leur base, Elles portent chacune une
cellule presque capuliforme.
Nous avons rencontré cette espèce jetée à la côte de la baie de Ros, au sud du Rio
Negro, en Patagonie.
) Fr »
PI. XI, fig. {, ensemble grossi. Fig. 2, une partie de la tige grossie.
. . 4 A ..
N.° 48. THOA PATAGONICA, d'Orb., 1839.
PI. XII, fig. 1-3.
T'. surculis filiformibus ,elongatis ,subramosis; ramulis rectis, dichotomis, subar-
ticulatis, vesiculis pyriformibus, lævigatis, apice angustatis.
Cette espèce est formée de branches dures, simples, coriaces, très-longues, portant
de petits rameaux latéraux, dichotomes, qui vont en se divisant davantage. Les ovaires
ou vésicules sont pyriformes, attachés à la base des dernières bifurcations des rameaux.
Leur surface est lisse, et leur extrémité rétrécie est comme tubuleuse.
Nous l'avons recueillie sur la côte de la Patagonie septentrionale, non loin du Rio
Negro.
) À . D ;
PI. XII, fig. 1, une branche de grandeur naturelle. Fig. 2, une » branche
me » > œr .
grossie.
Fig. 3, une partie plus fortement grossie. a. vésicule.
em I 2 3 4 5 6 7 8 SRE LOM ET D CLEO: Oeil en LS ALI EAU PL 222 0252 214P025002270
(26 )
N.” 49. THOA TEHUELCHA, d’Orb., 1839.
ES , =
PI. XIT, fig. 4, 5.
T. ramosissima: ramulis elongatis , filiformibus
, undulatis, alternatm ramulosis ;
vesiculis pyriformibus, infernè acuminatis, apice truncatis ; aperturd latd.
Cette espèce est parfaitement caractérisée par ses rameaux filiformes, très-déliés,
formant des coudes alternatifs sur toute la longueur. De ces coudes partent de petits
rameaux latéraux très-ramifiés, mais toujours courts. Les vésicules sont fixées à la base
des derniers rameaux; leur figure est pyriforme, tout en se distinguant de l’espèce pré-
cédente par leur extrémité tronquée, sans former de tube terminal.
Nous l’avons rencontrée jetée à la côte, en Patagonie, non loin de l’embouchure du
Rio Negro.
PI. XIT, fig. 4, branche de grandeur naturelle. Fig. 5, la même grossie. a. vésicule.
N.° 50. THOA EDWARDSIANA, d'Orb., 1839.
PL XII, fig. G-8.
T. ramosissima; ramulis irregularibus, brevibus, incrassatis, fascicularibus ; vesiculis
oblongis, aperturd in medio munitis.
Cette espèce me parait devoir former un genre bien distinct du 7Aoa proprement
dit, caractérisé par ses tiges non simples, mais formées de tubes réunis, dont le
nombre est d’autant plus grand, que la tige est plus ancienne; aussi les gros rameaux
en montrent-ils de huit à douze. En attendant que ce genre puisse être plus ample-
ment étudié, je proposerai de le nommer Danœæa, et l’espèce Danæa Edwardsiana, en
consacrant le nom d’un savant américain, qui a fait de beaux travaux sur les Polypiers.
Les vésicules de cette espèce ont aussi une forme bien distincte. Au lieu d’avoir leur
orifice à l’extrémité, elles l’ont au milieu de leur longueur sur les côtés.
Nous l’avons recueillie jetée à la côte de l’Ensenada de Ros, au sud du Rio Negro.
PI. XI, fig. 6, ensemble de grandeur naturelle. Fig. 7, une extrémité de branche
plus fortement grossie. Fig. 8, une tige grossie, pour montrer la réunion des tubes
dont elle est formée. a. vésicule.
Favizze Des SERTULARIDÆ.
Y CI G” . r
GExre SERTULARIA, Linné.
N° 51. SERTULARIA PATAGONICA, d'Orb., 1839.
PI. XI, fig. 3-5.
S. ramulis simplicibus , cellulis alternantibus, ovalibus ; transversim rugoso-plicatis ;
vesiculis magnis, transversim 10-Costato-gradatis.
Cette jolie espèce est formée de rameaux très-courts, simples, fixés aux corps
sous-marins ; chaque tige est composée d’étranglemens obliques, doubles, très-rappro-
chés, portant alternativement à droite ou à gauche, une cellule ovale, tronquée à son
Ve Zoophytes.
|
10° il oCIiELO, Ge LE LOS 0e 2m 22 2 AR 7 5er 26
( 26 )
extrémité, pourvue de six rides ou fortes saillies transverses en gradins. Les vésicules
énormes sont, comme les cellules, ovales, ornées en travers de dix côtes en gradins.
Elle se fixe sur les coquilles de la côte de la Patagonie septentrionale, où nous l’avons
rencontrée à la baie de Ros, jetée par la vague, après la tempête.
PI. XI, fig. 3, grandeur naturelle. Fig. 4, branches grossies. Fig. 5, une partie plus
fortement grossie. a. vésicule.
N° 52. SERTULARIA MILNEANA, d'Orb., 1839.
PI. XI, fig. 6-8.
S. ramosa, dichotoma; cellulis oblongis, arcuatis, truncatis, ore sinuato; vesiculis
prriformibus lævigatis, apice transversim rugosis.
Cette espèce forme des rameaux irrégulièrement ramifiés, dont la tige simple, sans
étranglemens, porte alternativement, de chaque côté, des supports saillans, sur lesquels
s'appuie la cellule oblongue, arquée, large en bas, étroite et sinueuse en haut. Les
vésicules sont grandes, pyriformes, lisses, plissées ou ridées en travers, seulement à
l'extrémité terminées par un tube.
Elle est propre aux côtes méridionales de la Patagonie, où je l'ai rencontrée, princi-
palement à la Bahia de Ros, au sud du Rio Negro.
PI. XI, fig. 6, une branche de grandeur naturelle, Fig. 7, la même grossie. Fig. 8,
une partie plus fortement grossie. a. vésicule.
Gexre DYNAMENA, Lamouroux.
N.° 53. DYNAMENA PULCHELLA, d'Orb., 1839.
PI. XI, fig. 9-11.
D. ramosa, dichotoma, ramulis strangulato-annulatis ; cellulis inferné angustatis
superne dilatatis ;aperturd obliqué , lateribus sinuaté, exterrié product, bispi-
nosd ; vesiculis Magnus, prriformibus, lævigatis apice truncatis, marginatis.
Cette curieuse espèce, voisine de notre Dynamena operculata, est très-remarquable par
ses tiges souvent d’un tiers de mètre de longueur, portant des rameaux irréguliers,
mais toujours courts, par rapport au reste. La tige des rameaux est divisée par segmens
égaux, par des étranglemens deux fois annelés; chaque segment porte des cellules paires,
rétrécies en bas, élargies en haut, dont l'ouverture oblique est sinueuse latéralement,
et pourvue en dehors de deux longues pointes saillantes. Les ovaires sont énormes,
attachés à la base latérale des cellules, pyriformes, lisses, tronqués à leur extrémité,
qui est rétrécie et pourvue d’un fort bourrelet.
On la trouve fixée aux coquilles sur les fonds de sable, en dehors de la Bahia de
San-Blas, Patagonie septentrionale.
PI. XI, fig. 9, branche de grandeur naturelle. Fig. 10, une partie grossie. Fig. 11,
une portion plus fortement grossie. a. vésicule.
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(27 )
Zoo-
Genre PLUMULARIA, Lamarck. phytes.
Aglaophenia, Lamouroux.
N.” 54. PLUMULARIA SIMPLEX, d’Orb., 1839.
PI. XIII, fig. 1, 2.
P. surculis simplicibus, alternatis pinnatis; cellulis simplicibus; apertur4 denticulatui.
Cette espèce, fixe sur des Sargassum, présente seulement de petites branches pennées
simples, qui partent de la racine rampante. Chaque branche se forme de petits rameaux
alternes courts; ces rameaux sont seulement articulés, de distance en distance, par un
étranglement. Chaque segment à sa cellule portée sur une expansion anguleuse, saillante
en pointe. La cellule est simple, globuleuse, entourée de six dents anguleuses, dont
deux se trouvent de chaque côté.
Nous l’avons trouvée sur le Sargassum natans, sous la ligne.
PI. XIII, fig. 1, ensemble de grandeur naturelle. Fig. 2, une portion de rameau
grossie. &, SUpport des cellules. b, cellules. €, tige des ramules. d, tige des branches.
Peut-être cette espèce est-elle le Aglaophenia Pelagica de Lamouroux; mais il faudrait
alors qu’il eût bien mal étudié son espèce.
N° 55. PLUMULARIA PATAGONICA, d'Orb., 1839.
PI. XIE, fig. 3-6.
P. surculis ramosis, flexuosis; ramis alternis pinnatis ;cellulis complicatis ; vesiculis
elongatis, compressis, transversim obliquè cristatis.
Cette jolie espèce forme des branches longues, terminées par un grand nombre de
rameaux arqués penniformes. Chaque rameau porte des ramules alternes assez étendus.
Les ramules sont divisés en segmens nombreux, trois par cellules, dont la partie supé-
rieure est terminée en pointe extérieure. Les cellules sont composées d’un support latéral
de chaque côté qui en occupe toute la longueur, d’un autre support inférieur terminé
en pointe tronquée. Les bords ont deux expansions latérales, et en dessus quatre sinus et
trois pointes. Les vésicules sont allongées, comprimées, dentées obliquementet latéralement.
Nous l’avons rencontrée sur les côtes de la Patagonie septentrionale.
PI. XIII, fig. 3, ensemble de grandeur naturelle. Fig. 4, une portion de tige grossie.
a, tige des branches. b, tige des ramules. c, support des cellules. d, cellules. Fig. 6, cellule
À Le
vue en dessus. Fig.
D 6/”, tige des ramules vue en dessous.
his
Fauuze Des TUBULARIDÆ,.
Gevre TUBULARIA , Linné.
N.° 56. TUBULARIA RUGOSA, d'Orb., 1839.
PI. XI, fig. 7, 8.
T. tubulis, magnis, bifurcatis vel trifurcatis, transversim rugoso-plicatis.
Celte espèce est remarquable par ses tubes longs, croissant de diamètre des parties
inférieures aux supérieures. Une fois arrivés à certain diamètre, ils se divisent en deux,
MO 41! oCIiELO, ORALE RE TO LO 2 OO DT DS SAN 2 526
( 28)
trois et quelquefois en quatre branches, petites, qui croissent en grosseur, et quelquefois
se divisent encore. La surface en est fortement rugueuse en travers sur toute sa longueur.
Nous l'avons rencontrée, après une tempête, jetée à la côte de l’Ensenada de Ros,
au sud du Rio Negro, en Patagonie, où elle est assez commune.
PI. XIIT, fig. 7, une branche de grandeur naturelle. Fig. 8, une partie plus forte-
ment grossie,
N° 57. TUBULARIA. FASCICULATA, d'Orb., 1839.
PI. XII, fig. 9, 10.
T. tubulis simplicibus, æqualibus, contorsis, transversim rugosis, rugis interruplis.
Cette espèce
l ressemble beaucoupÏ au 7. #ndivisa, ; dont elle se distingue
5 néanmoins par
son ensemble bien plus contourné et réuni en faisceaux irréguliers, énormes, très-rare-
ment divisé, mais alors dichotome, Sa surface est irrégulièrement ridée, de manière à
ce que les rides se.forment par anneau.
Elle est commune sur la côte de Rio de Janeiro (Brésil).
PI. XIII, fig. 9, quelques tubes,séparés de grandeur naturelle. Fig. 10, une partie
grossie pour montrer les rides.
N° 58. TUBULARIA ARBUSCUEA, d'Orb., 1839.
PI. XIII, fig. 11, 12.
T. tubulis dichotomis ,ramosis; ramulis transversim annulatis:
Les branches de cette espèce sont nombreuses, plusieurs fois divisées en petits
rameaux alternes très-espacés, portant des ramules courts, annelés à leur base, lisses
à leur extrémité. L'ensemble forme un buisson épais, dont les grosses tiges sont presque
noires, les moyennes brunes, et enfin les ramules jaunes.
Elle est propre aux côtes de la Patagonie, où nous l’avons recueillie jetée à la côte
de l'Ensenada de Ros; au sud du Rio Negro.
PI. XIHT, fig. 11, une ‘petite branche de grandeur naturelle. Fig. 12, une extrémité
de branche grossie.
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